Ces trois improvisateurs pétrissent lentement différentes matières brutes, telles que l’air, le souffle, le bois frotté par une éponge, la résonance d’une corde effleurée ou une pièce de métal sur une peau, pour révéler en chaque son une grandeur minimaliste.
La musique évolue, prend forme naturellement pour provoquer une écoute presque indirecte. On se laisse aller, l’esprit cheminant aussi librement que les sons abstraits ou imagés, entre attention et abandon.